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Géopolitique Jurisnova Géopolitique · 31 juil. 2026 10:35

Secrétariat général de l'ONU: le Sénégalais Macky Sall en difficulté après un premier vote indicatif

Secrétariat général de l'ONU: le Sénégalais Macky Sall en difficulté après un premier vote indicatif

La règle était tacite, mais claire : le prochain patron de l’ONU serait une femme. Et pour respecter la rotation géographique, elle serait originaire d’un pays d’Amérique latine. Pourtant, deux candidats africains ont tout de même décidé de se lancer dans la course à la succession d’Antonio Guterres : l’ancien président sénégalais Macky Sall et l’homme politique ougandais et ex-secrétaire général adjoint de l’ONU Olara Otunnu. Tous deux ont été largement désavoués ce jeudi 30 juillet alors que le Conseil de sécurité organisait son premier « vote indicatif » secret.

Publié le : 31/07/2026 - 12:35Modifié le : 31/07/2026 - 16:37

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Les candidats au poste de secrétaire général des Nations unies participent à l'événement «UN Town Hall : The Next Secretary-General» au siège des Nations unies à New York, aux États-Unis, le 23 juillet 2026.
Les candidats au poste de secrétaire général des Nations unies participent à l'événement «UN Town Hall : The Next Secretary-General» au siège des Nations unies à New York, aux États-Unis, le 23 juillet 2026. © Eduardo Munoz/ Reuters
Par : RFI Publicité Lire la suite

Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Macky Sall avait enfin l’adoubement du Sénégal pour devenir secrétaire général de l’ONU depuis ce mois-ci, mais cela n’a pas suffi. Lors de ce premier scrutin test, le Conseil de sécurité ne lui a accordé que six voix favorables et surtout sept défavorables et deux sans opinion.

Ce vote n’a été mené qu’à titre indicatif, et d’autres seront organisés encore jusque cet automne, quand aura lieu le scrutin définitif. Il peut donc tout à fait rester en lice. Mais à New York, les analystes ne lui donnent aucune chance face au trio de tête, la cheffe de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement et costaricaine Rebeca Grynspan, l’ex-ministre guyannaise Carolyn Rodrigues Birkett ou encore l’Argentin, patron de l’AIEA, Rafael Grossi.

Le scénario est encore plus brutal pour Olara Otunnu. Ancien opposant en Ouganda, mais aussi diplomate et secrétaire général adjoint de l’ONU pendant le mandat de Kofi Annan, il ne s’est lancé dans la course que le week-end dernier. Résultat : il n’a réussi qu’à rassembler deux voix favorables, cinq défavorables et huit sans opinion.

Ces candidats comptent peut-être sur le fait qu’un seul veto peut toujours bloquer l’un des favoris. Mais pour un diplomate européen, le message a été « cinglant » pour les candidats africains.

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