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Fermer la fenêtre d’activation des notifications franceinfo activer Reçu à la Maison Blanche, Benyamin Nétanyahou va-t-il se réconcilier avec Donald Trump ? écouter (2:25)Les deux hommes ne se sont pas vus depuis le début de la guerre en Iran, il y a presque six mois. Une éternité à l'échelle des deux alliés, car Benyamin Netanyahou, invité mardi à la Maison Blanche, est le dirigeant étranger qui a été le plus souvent reçu par Donald Trump.
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Donald Trump reçoit Benyamin Nétanyahou, mardi 28 juillet, après des mois de tensions entre les deux hommes. Le dirigeant israélien est venu six fois depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, il y a un an et demi. Mais entre-temps, la confiance a laissé la place à la distance, voire à la colère.
"Tu es cinglé, tout le monde te déteste", avait lancé Donald Trump au Premier ministre israélien au cours d'un appel, le mois dernier. Cette conversation houleuse avait opportunément fuité dans la presse américaine, et la Maison Blanche ne l'avait pas démentie.
L'enlisement de la guerre en Iran
D'où vient cette tension entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou ? La dernière fois qu'ils se sont vus, mi-février, c'était 10 jours avant le début de la guerre contre l'Iran. Dans le secret de la Maison Blanche, et face à un Trump hésitant, le Premier ministre israélien insistait sur le fait qu'un changement de régime était possible en Iran, selon le récit très documenté du New York Times. Il l'assurait sur la foi de ses services de renseignement. Benyamin Nétanyahou, toujours selon le New York Times, minimisait les risques de cette guerre, estimant que l'Iran serait trop affaibli pour bloquer le détroit d'Ormuz.
Six mois plus tard, le détroit d'Ormuz est bloqué, le régime est toujours en place et cette guerre n'en finit pas. Donald Trump regrette-t-il d'avoir approuvé l'opération ? Il ne cache plus, en tout cas, son agacement contre les positions du Premier ministre israélien, qu'il juge "inflexibles", "jusqu'au-boutistes", notamment sur le Liban.
Les efforts d'Israël pour se réconcilier
Mais avec le versatile président américain, un coup de colère est parfois sans lendemain. Et de fait, les États-Unis restent aujourd'hui l'allié le plus solide d'Israël. D'autant que Benjamin Nétanyahou multiplie les gestes pour se réconcilier avec le président américain. Le dirigeant israélien arrive à Washington avec une décision qui fera plaisir à Donald Trump : Israël autorise un premier déploiement de la force multinationale à Gaza. C'était l'un des points majeurs du plan Trump, jusqu'ici gelé par les Israéliens. Benyamin Nétanyahou n'a plus le choix. Les élections en Israël ont lieu dans trois mois. Et déjà, ses rivaux l'accusent d'avoir brouillé Israël avec les États-Unis.
Donald Trump, ne semble pas prêt à faire de concession. Il veut équiper l'Arabie saoudite en nucléaire civil et la Turquie en avions de chasse : deux sujets majeurs d'inquiétude pour le gouvernement israélien. Mais le président américain a donné le ton de cette rencontre, lundi 27 juillet, auprès du média Axios, avec cette phrase : "Sans moi, Israël aurait été détruit."
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