L'ex-président péruvien Ollanta Humala a été libéré vendredi soir d'une prison à Lima, après que la justice a annulé sa condamnation à 15 ans de prison pour blanchiment d'argent en raison de fonds reçus du groupe de BTP Odebrecht.
Publié le : 01/08/2026 - 11:14
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L'ancien militaire a quitté la prison dans un véhicule vers 19h40, heure locale (00h40 GMT), sous la protection de policiers et salué par un important groupe de sympathisants. Le Tribunal constitutionnel du Pérou avait annoncé jeudi l'annulation de la condamnation en déclarant « la nullité de toute la procédure pénale engagée contre Ollanta Moisés Humala Tasso ».
« Nous avons été victimes d'une persécution politique et judiciaire (...). J'ai été enlevé par l'État », a-t-il déclaré aux journalistes à sa sortie de prison. Ollanta Humala avait été condamné en avril 2025 à 15 ans de prison ferme pour blanchiment d'argent dans le cadre du scandale de corruption lié au géant brésilien du bâtiment Odebrecht. Son épouse, Nadine Heredia, avait été condamnée à la même peine mais s'était enfuie au Brésil.
Détournement de fonds
Le couple Humala avait également été reconnu coupable d'avoir détourné, au cours de la campagne électorale de 2006, environ 200 000 dollars envoyés par le président vénézuélien de l'époque, Hugo Chavez, par l'intermédiaire d'une société de ce pays.
« C'est avec une réelle satisfaction que nous avons reçu un arrêt qui a déclaré le recours en habeas corpus fondé et, par conséquent, a prononcé la nullité de toute la procédure », s'est félicité Wilfredo Pedraza, avocat de l'ancien président.
Ollanta Humala, 64 ans, avait dirigé le Pérou de 2011 à 2016. Il avait été le deuxième ancien président péruvien condamné sur un total de quatre impliqués dans le scandale Odebrecht, affaire tentaculaire qui a conduit sous les verrous des dizaines de dirigeants politiques et chefs d'entreprise d'Amérique latine. La multinationale brésilienne a distribué pendant plus d'une décennie un total de 788 millions de dollars dans une dizaine de pays latino-américains pour remporter des contrats de marchés publics, selon le ministère américain de la Justice.
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