Jurisnova

Géopolitique France 24 · 27 juil. 2026 23:01

Netanyahu à Washington pour apaiser les tensions avec Trump

Publicité Netanyahu à Washington pour apaiser les tensions avec Trump Amériques

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit être reçu mardi par le président américain Donald Trump à Washington, une première depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. L'occasion d'afficher une bonne entente après des mois de tensions. L'Iran, mais aussi le Liban et la bande de Gaza, sont au menu de leurs échanges.

Publié le : 28/07/2026 - 01:01Modifié le : 28/07/2026 - 07:52

5 min Temps de lecture Partager Par : FRANCE 24
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem le 19 mars 2026 ; le président américain Donald Trump dans le New Jersey le 22 mai 2026.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem le 19 mars 2026 et le président américain Donald Trump dans le New Jersey le 22 mai 2026. © AFP

Première rencontre depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Benjamin Netanyahu est attendu mardi 28 juillet à Washington par Donald Trump, l'occasion d'apaiser les tensions entre eux.

Ces derniers mois, des désaccords sont apparus entre le Premier ministre israélien et le président américain. Ces divergences entre alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d'autre.

Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l'Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.

L'Iran au cœur des discussions

Israël, qui avait lancé conjointement avec les États-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements.

Le rendez-vous "est un grand privilège, mais aussi une grande responsabilité", a déclaré Benjamin Netanyahu avant son départ d'Israël lundi. "Nous discuterons de tous les sujets (...), avant tout de l'Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d'élargir le cercle de la paix autour de nous."

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 juin 2026.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 juin 2026. © Ronen Zvulun, pool via AFP

Les relations entre les deux dirigeants s'étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s'en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.

À (re)lire aussiPourquoi Donald Trump et Benjamin Netanyahu divergent sur l’Iran

Le président américain avait notamment qualifié Benjamin Netanyahu de "type très difficile" lors d'une interview. Ce dernier a concédé des "désaccords tactiques", tout en assurant partager avec Donald Trump les mêmes objectifs dans la guerre.

Mardi, ils doivent aussi discuter de la mise en œuvre de l'accord-cadre conclu entre Israël et le Liban sous l'égide des États-Unis – en vue de leur sortie de l'état de guerre – dont l'application reste difficile sur le terrain.

Nabatiyé, dans le sud du Liban, après une explosion dans le village de Kfar Tebnit, le 21 juillet 2026.
Nabatiyé, dans le sud du Liban, après une explosion dans le village de Kfar Tebnit, le 21 juillet 2026. © Abbas Fakih, AFP

Dimanche encore, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du pays où, malgré les demandes de retrait de Beyrouth, l'État hébreu occupe un pan de territoire, affirmant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien.

À lire aussiSud-Liban : Netanyahu affirme que des villages chrétiens ont "demandé à être annexés" à Israël

Les discussions devraient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d'impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre entre le Hamas et Israël.

La situation humanitaire y est catastrophique et, malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, des Palestiniens continuent d'être tués régulièrement par des tirs israéliens, selon les autorités palestiniennes et des sources médicales. L'armée israélienne dit viser des combattants.

Afficher une bonne entente

Selon Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l'Université hébraïque de Jérusalem, le rendez-vous de mardi entre les dirigeants américain et israélien vise avant tout à dissiper les spéculations sur un refroidissement des relations.

"L'enjeu principal est de montrer au monde entier, à l'Iran, mais aussi au Liban et à d'autres pays en particulier, qu'il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les États-Unis et Israël", a-t-il dit à l'AFP, jugeant qu'il existe "davantage de points d'accord que de désaccord" entre eux.

Donald Trump lors d'un point-presse à la Maison Blanche, à Washington, le 24 juillet 2026.
Donald Trump lors d'un point-presse à la Maison Blanche, à Washington, le 24 juillet 2026. © Mandel Ngan, AFP

Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités.

Selon lui, Donald Trump devrait se concentrer sur ses deux priorités régionales, l'Iran et l'élargissement des accords d'Abraham de normalisation des relations des pays arabes avec Israël.

Des annonces sur Gaza ?

Selon d'autres observateurs, les échanges pourraient aussi porter sur les modalités d'un éventuel allègement de la présence militaire israélienne dans la région (Liban, Syrie, Gaza).

Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d'une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington.

À lire aussiGaza : la dissolution des instances dirigeantes du Hamas, "un geste pour débloquer le plan Trump"

Cette force internationale, qui s'inscrit dans le cadre du "Conseil de la paix" promu par Donald Trump, constitue l'un des volets du dispositif américain envisagé pour l'après-guerre à Gaza.

Avec AFP

Publicité Mots-clés associés à l’article

Source citée

France 24 — ouvrir l’original

Contenu repris et affiché sur Jurisnova à des fins d’information ; la source reste France 24.

Se connecter pour réagir 0 republication(s)

Analyses de la communauté (0)

Aucun avis encore — en tant que juriste, quelle est votre lecture de cette actualité ?

Connectez-vous pour publier votre analyse.

Soyez le premier à poser une analyse sur cette actualité.