Le champion marocain des engrais sort d’une période de turbulences provoquée par le blocage du détroit d’Ormuz. Dans un décryptage vidéo, Jeune Afrique revient sur l’impact de cette épreuve pour le groupe et son patron, Mostafa Terrab.
Publié aujourd'hui à 18h32 Lecture : 2 minutes.
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Lire dans l’appOuverture de filiale en France et en Inde, levée d’un emprunt obligataire de 1,5 milliard de dollars, signature de partenariats avec Mistral AI ou encore l’Agence internationale de l’énergie atomique, lancement d’un projet d’usine au Malawi… En dépit d’un contexte international incertain, le marocain OCP, l’un des champions mondiaux des engrais phosphatés, ne semble pas lever le pied.
Dirigé par Mostafa Terrab depuis 2006, le groupe, fort des plus importantes réserves mondiales de phosphate, a su s’imposer sur le marché international. Il a réalisé plus de 12 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025, rivalisant avec les autres grands producteurs de la planète, qu’ils soient chinois, russe, saoudien ou américain.
la suite après cette publicitéGroupe minier devenu un géant industriel, OCP parie de longue date sur l’innovation et la recherche & développement, notamment via l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Sous l’impulsion de son emblématique patron, il a fortement diversifié ses activités tout en pariant sur le verdissement de ses opérations, à travers des investissements dans les énergies renouvelables, le dessalement et l’ammoniac vert. Résultat, OCP est aujourd’hui un mastodonte aux multiples filiales qui emploie plus de 20 000 personnes et constitue l’un des poids lourds de l’économie marocaine.
Géant bousculé
Sauf que la machine s’est grippée ces derniers mois. La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ont mis le marché des engrais sous pression, compliquant l’approvisionnement en matières premières et faisant flamber les prix des intrants. Or, comme nous l’expliquons dans la vidéo ci-dessus, OCP a beau être un géant, il a un point faible : le groupe est dépendant de l’extérieur pour son approvisionnement en soufre.
A lire : Pourquoi le géant marocain des engrais OCP a vacillé la suite après cette publicitéLes difficultés sur cette matière première l’ont conduit à réduire de 30 % sa production durant environ trois mois. Une telle baisse de cadence n’avait pas été observée depuis la crise financière de 2008. Ce coup dur, synonyme de performances financières en repli, a bousculé le champion marocain autant que celui qui le dirige depuis vingt ans.
Pour autant, ni OCP ni son patron n’ont dit leur dernier mot. D’une part, le groupe assure avoir géré au mieux cette période difficile grâce à son agilité, son réseau mondial et sa capacité de rebond. D’autre part, il souligne que cette épreuve conforte plus qu’elle ne teste la solidité de son modèle. Ce dernier point, qui ne convainc pas tous les observateurs, continue de faire débat.
la suite après cette publicitéRetrouvez notre décryptage vidéo ci-dessus.
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