L’homme d’affaires malgache, Mamy Ravatomanga, proche de l’ex-président malgache Andry Rajoelina, détenu depuis plusieurs mois dans une affaire de blanchiment présumé, abandonne son recours devant la justice britannique. Une décision qui intervient alors que la justice mauricienne s’apprête à examiner une nouvelle demande de remise en liberté sous caution. La défense change donc de stratégie et concentre désormais ses efforts sur les procédures engagées localement.
Publié le : 01/08/2026 - 04:58
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Avec notre correspondant à Port-Louis, Patrick Hilbert
L’homme d’affaires Mamy Ravatomanga renonce finalement à sa démarche devant le Conseil privé du roi à Londres, cour d’appel finale pour certaines affaires mauriciennes. Son recours déposé la semaine dernière contestait une décision de la Cour suprême à Maurice qui confirmait le refus d’accorder une libération sous caution au milliardaire malgache, incarcéré dans une prison de haute sécurité à Maurice.
Selon la défense, le retrait de ce recours intervient après des échanges avec le Directeur des poursuites publiques et la Commission contre les crimes financiers, la FCC. La bataille judiciaire va désormais se poursuivre uniquement devant les juridictions mauriciennes. La FCC a accepté que soit examinée une nouvelle demande de libération à Maurice, fin août, tout en indiquant qu’elle reste opposée à toute remise en liberté. Mamy Ravatomanga est détenu depuis novembre 2025, accusé de blanchiment d’argent et de complot.
Ses avoirs, estimés à plus de 135 millions d’euros, ont été gelés par les autorités mauriciennes. Le Malgache soutient être victime d'une machination politique.
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