Une guerre de l'ombre se joue au sommet du pouvoir en Israël. Les services de renseignement redoutent une attaque ciblée visant l'état-major politique du pays. Du Shin Bet au Mossad, la riposte s'organise face à la menace de Téhéran : de réunions sous terre à des convois fantômes et vols secrets, le sommet de l'État s'enfonce dans la clandestinité.
Publié le : 29/07/2026 - 13:49
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Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul
L’alerte a été donnée par le Mossad. Fait rare : dans un communiqué, le célèbre service secret israélien a révélé l'existence d'un réseau international piloté par Téhéran. Son objectif est d'infiltrer des commandos étrangers en Israël pour assassiner des ministres et des figures clés du pays. L'objectif est clair : asséner un coup psychologique et stratégique dévastateur.
Si cette filière a été démantelée avec l'aide de services secrets étrangers, certains de ses commanditaires seraient toujours opérationnels depuis l'Iran.
En conséquence immédiate, la sécurité rapprochée de certaines personnalités israéliennes a été renforcée et une série de mesures a été mise en place. Le 26 juillet notamment, le conseil de sécurité israélien s’est réuni dans un bunker souterrain dont l’emplacement n’a pas été révélé.
Le lendemain, le départ du Premier ministre Benyamin Netanyahu pour Washington s’est réalisé dans la quasi-clandestinité : l’avion officiel a décollé à un horaire décalé depuis une base militaire en plein désert du Néguev, au lieu de l’habituel aéroport de Tel Aviv-Ben Gourion, soit loin des caméras et des journalistes.
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