Alors que le Hamas a confirmé vendredi la conclusion d'un accord sur son désarmement à Gaza, point clé de la deuxième phase du plan visant à mettre fin à la guerre entre le mouvement islamiste palestinien et l'État hébreu, le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben Gvir a d'ores et déjà laissé entendre qu'un retrait de l'enclave était "inacceptable pour Israël".
Publié le : 31/07/2026 - 04:41Modifié le : 31/07/2026 - 22:44
5 min Temps de lecture Partager Par : FRANCE 24 Vidéo par : Thibault FRANCESCHET / Gauthier RYBINSKI Accepter Gérer mes choixUne extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
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Le Hamas a confirmé vendredi 31 juillet avoir accepté un accord prévoyant son désarmement et un retrait israélien progressif de Gaza, deuxième étape du plan initié par les États-Unis pour mettre fin à la guerre entre le mouvement islamiste palestinien et Israël.
Près de 24 heures après son annonce par Donald Trump, le gouvernement israélien n'avait pas réagi officiellement à l'accord, mais le ministre d'extrême droite israélien Itamar Ben Gvir l'a dénoncé comme "inacceptable pour Israël".
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Cesser les combats à Gaza "revient à accepter que le Hamas prépare le prochain massacre", a affirmé Itamar Ben Gvir, en référence à l'attaque sans précédent menée par le mouvement palestinien contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.
"On a une entente avec Israël. Israël en est très content. Israël nous a aidés et s'est montré très coopératif à cet égard", a de son côté affirmé le président américain aux journalistes à Camp David.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a lui salué la "seule bonne nouvelle" venant d'une région minée par la guerre.
Plus de 60 % de la bande de Gaza occupée
Plus de neuf mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, que les deux parties s'accusent mutuellement de violer, des responsables du Hamas ont confirmé à l'AFP qu'un accord avait été trouvé "concernant la question des armes" du mouvement et "un retrait progressif" des forces israéliennes.
Mais il n'y aura "aucun retrait" sans "véritable désarmement" du Hamas, a martelé vendredi une source politique israélienne, Israël exigeant la démilitarisation de la bande de Gaza.
Les forces israéliennes occupent plus de 60 % du territoire, une zone délimitée de celle contrôlée par le Hamas par une "ligne jaune" de démarcation.
L'accord, une feuille de route en 15 points publiée vendredi par le "Conseil de paix", prévoit la cessation des opérations militaires des deux parties, et l'entrée dans le territoire du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) qui doit y gérer la vie quotidienne pendant la période de transition.
Cette structure composée de technocrates palestiniens est actuellement basée en Égypte et empêchée par Israël d'accéder à Gaza.
Le NCAG prendra en charge de manière progressive, et selon un calendrier défini, un processus de démantèlement et de stockage des armes lourdes du Hamas, de ses sites de production militaire, dépôts d'armes et tunnels, sans aucune remise d'arme à Israël ou à des organisations non palestiniennes.
L'opération sera liée à un retrait progressif d'Israël. La mise en œuvre de l'accord sera supervisée par un Comité international de vérification (IVC).
Le texte prévoit également le déploiement temporaire à Gaza de la Force internationale de stabilisation (ISF) – en cours de formation aux termes du plan de Donald Trump – pour surveiller le respect du cessez-le-feu et garantir l'acheminement de l'aide humanitaire.
"Difficiles négociations"
Le Hamas compte désormais sur les médiateurs et le "Conseil de paix" pour contraindre Israël à respecter les termes de l'accord, a affirmé à l'AFP Ghazi Hamad, un membre de l'équipe de négociation du mouvement.
Le haut représentant pour Gaza au "Conseil de paix", Nikolaï Mladenov, a souligné que "le retrait [israélien] devait aller de pair avec le désarmement".
L'accord, annoncé deux jours après que Donald Trump a reçu à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a nécessité des "mois de très difficiles négociations", a-t-il relevé.
Mais, à l'approche des législatives d'octobre, "il est hors de question que Netanyahu autorise un quelconque retrait ou une reconstruction à Gaza, cela reviendrait à un suicide politique", estime Muhammad Shehada, chercheur au Conseil européen des relations internationales (ECFR).
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Malgré le cessez-le-feu, les violences entre Israël et le Hamas ont continué depuis le mois d'octobre. Jeudi, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts, selon les autorités sanitaires locales.
La guerre à Gaza a fait plus de 73 300 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.
Avec AFP
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