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Géopolitique Jurisnova Géopolitique · 01 août 2026 08:39

Chili: l'ultradroite veut restreindre l'accès à l'avortement avec le projet de loi «Écoute son cœur»

Reportage Chili: l'ultradroite veut restreindre l'accès à l'avortement avec le projet de loi «Écoute son cœur»

Au Chili, l’ultradroite cherche à restreindre l’accès à l’avortement en faisant écouter les battements cardiaques du fœtus avant de réaliser une IVG. Si la personne enceinte s'oppose à les écouter, l’avortement lui serait tout simplement refusé. Le projet de loi de l’extrême droite, intitulé « Écoute son cœur », a largement été critiqué. Vendredi soir des rassemblements avaient lieu un peu partout dans le pays.

Publié le : 01/08/2026 - 10:39

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Des femmes manifestent contre le projet de loi «Écoute son cœur» porté par l'extrême droite chilienne dans les rues de Santiago, le 31 juillet 2026.
Des femmes manifestent contre le projet de loi «Écoute son cœur» porté par l'extrême droite chilienne dans les rues de Santiago, le 31 juillet 2026. AP Photo/Esteban Felix - Esteban Felix
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Avec notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné

L’interruption volontaire de grossesse dans le pays est déjà très encadrée par une législation stricte. Les Chiliennes ne peuvent avorter que dans trois cas : si la grossesse présente un risque pour leur vie, si le fœtus n’est pas viable ou s’il y a eu viol.

« Avorter, ou pas, c’est moi qui décide », scandaient les centaines de manifestantes. Parmi elles, Bárbara, 26 ans. « Ce projet de loi est hyper violent ! Devoir écouter les battements de cœur du fœtus qui serait le fruit d’un viol, ou bien quand la mère sait que son bébé ne va pas survivre, c’est très néfaste psychologiquement parlant ».

Pour Florencia, ce serait ni plus ni moins qu’un grave retour en arrière, alors même que l’actuelle loi sur l’avortement est déjà restrictive. « Nous, ce qu’on veut, c’est aller de l’avant et obtenir un avortement libre et sans dangers. Que ce ne soit pas quelque chose qui se fasse clandestinement car il y a toujours des femmes qui meurent à cause d’IVG clandestines », raconte-t-elle.

Jusqu’à présent le gouvernement d’extrême droite du président José Antonio Kast ne s’est pas exprimé sur ce projet de loi qui émane de parlementaires encore plus à droite et qui veulent mener ce qu’ils appellent la « bataille culturelle ».

« Ils profitent de la vague conservatrice qui déferle sur l’Amérique latine », dit Danahe. « C’est LE moment où ils peuvent impulser leurs idées et porter atteinte à nos droits », conclut-elle.

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