Quelque 50 000 migrants ont rejoint l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc en quelques jours, provoquant une crise diplomatique européenne quant à la potentielle suspension de l'Espagne de l'espace Schengen de libre circulation. Sur place, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé vendredi 31 juillet une « violation de l'intégrité territoriale » de l'Espagne. Le gouvernement de Giorgia Meloni, leader de Fratelli d’Italia, droite ultraconservatrice, a décidé de suspendre le traité de Schengen avec l’Espagne à partir de ce samedi 1ᵉʳ août et durant un mois.
Publié le : 31/07/2026 - 14:54Modifié le : 01/08/2026 - 05:17
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Ce qu'il faut retenir
► À Ceuta, 50 000 personnes sont entrées illégalement à la nage ces derniers jours, selon le ministère de l'Intérieur qui précise qu'au moins 48 300 de ces derniers ont d'ores et déjà quitté l'enclave espagnole. De plus, au moins 34 migrants sont morts dans leurs efforts, dont 18 noyés.
► Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié vendredi ces arrivées massives d'« attaque » et de « violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne ». « Le gouvernement de l'Espagne est aux côtés de la ville de Ceuta. Et nous comprenons l'émotion, la situation d'angoisse qu'ils vivent depuis ces dernières heures, en particulier depuis aujourd'hui », a déclaré le Premier ministre socialiste avant de « qualifier ce qui s'est passé hier d'attaque, d'atteinte à l'intégrité territoriale de l'Espagne ».
► Des rumeurs d'ouverture de la frontière entre le Maroc et Ceuta, propagées sur les réseaux sociaux, ont provoqué cette ruée, selon des témoignages recueillis. Des rumeurs propulsées par la décision de la Cour suprême espagnole, qui dans une décision du 8 juillet a stipulé que Madrid ne pouvait expulser des migrants arrivés par voie maritime sans procédure judiciaire. Cette crise migratoire à Ceuta rappelle la précédente crise en 2021, lorsque des milliers de personnes avaient traversé la frontière à la faveur d'un assouplissement des contrôles par Rabat lors d'un différend diplomatique avec l'Espagne.
► L'afflux de migrants a créé une crise diplomatique au sein de l'Union européenne, certains pays appelant à une suspension de l’Espagne de l’espace Schengen de libre-circulation, à l'initiative de l'Italie. Giorgia Meloni, leader de Fratelli d’Italia, a décidé de suspendre le traité de Schengen avec l’Espagne à partir de ce samedi 1ᵉʳ août et durant un mois.
31/07/2026 - 23:58Afflux de migrants à Ceuta: l'Italie ferme ses frontières avec l'Espagne sur fond de campagne électorale
Le gouvernement de Giorgia Meloni, leader de Fratelli d’Italia, droite ultraconservatrice, a décidé de suspendre le traité de Schengen avec l’Espagne à partir de ce samedi 1ᵉʳ août et durant un mois, en raison de la crise des migrants à Ceuta.
31/07/2026 - 23:01Une «situation d'urgence sociale inédite» à Ceuta après l'arrivée massive de migrants
Ceuta, la petite enclave espagnole au nord du Maroc, vit en ce moment sa plus grave crise migratoire. Ce sont 50 000 personnes qui ont franchi les frontières ces derniers jours, avec une accélération nette dans la nuit de jeudi à vendredi. Les autorités locales ont tiré la sonnette d'alarme. En visite dans l'enclave, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a mobilisé l'armée et, depuis quelques heures, plusieurs dizaines de milliers de migrants sont retournés au Maroc. Mais la situation reste plus que préoccupante. Halima Mojtar est membre de l'association d'aide aux personnes précaires «Luna Blanca», elle évoque l'urgence humanitaire à laquelle fait face la ville de Ceuta.
31/07/2026 - 22:40Espagne-Maroc: après l'afflux massif de migrants à Ceuta «l'appel de Meloni» relève du «fantasme migratoire»
Crise migratoire sans précédent où quelque 50 000 migrants ont traversé ces derniers jours la frontière entre le Maroc et Ceuta, l’enclave espagnole située sur le continent africain, soit l'équivalent de « 70 % de la population locale », selon le président du gouvernement local de Ceuta, Juan Vivas. Plus de 37 500 migrants sont déjà rentrés au Maroc, a annoncé vendredi après-midi 31 juillet le gouvernement espagnol. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est rendu sur place et a dénoncé « une attaque, une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne ». Plusieurs pays de l'Union européenne, l'Italie en tête, réclament l'exclusion de l'Espagne de l'espace Schengen. Entretien avec Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit public à l’université Jean-Moulin-Lyon-III, membre senior de l'Institut universitaire de France et de l’Institut Convergences Migrations.
31/07/2026 - 22:37Des centaines de manifestants anti-migrants devant l'ambassade du Maroc à Madrid
Plusieurs centaines de manifestants anti-migrants se sont rassemblés vendredi soir devant l'ambassade du Maroc à Madrid pour dénoncer « l'invasion » migratoire en cours dans l'enclave espagnole de Ceuta, frontalière du Maroc. « L'Espagne, chrétienne et pas musulmane ! » et « Unité nationale ! » ont scandé les manifestants à Madrid, pour beaucoup vêtus entièrement de noir, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. Devant le cortège, certains ont affiché une grande banderole « Remigration », un concept promu par de nombreuses formations d'extrême droite en Europe.

Des manifestants brandissent une grande banderole « Remigration » à Madrid, le 31 juillet 2026.
D'autres manifestants ont brandi des drapeaux rouge et jaune de l'Espagne, tandis que des voix se sont élevées pour « défendre l'identité espagnole ». Plusieurs manifestants ont tendu le bras, certains à visage découvert. Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, dont le gouvernement défend une approche ouverte en matière migratoire, à contre-courant de nombreux autres pays européens, a de son côté été visé par des insultes, accusé par la foule de « vendre » l'Espagne « aux musulmans » dans « une crise hors de contrôle ».
Autour des manifestants, un important dispositif policier avait été mis en place devant l'ambassade du Maroc, avec notamment un hélicoptère et un drone de surveillance dans le ciel. La manifestation, entamée à 20h30 locales (18h30 TU), s'est dispersée dans le calme une heure plus tard.
L'intégrité de l'espace Schengen de libre circulation «est absolument garantie», affirme le ministre espagnol des Affaires étrangères sur X
L'intégrité de l'espace Schengen de libre circulation « est absolument garantie », la plupart des migrants entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta étant retournés au Maroc, a affirmé vendredi le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares. « Il n'est pas possible de se déplacer depuis Ceuta et Melilla jusque dans la péninsule (espagnole) sans s'identifier à un poste de contrôle de la police », a-t-il ajouté sur X.
31/07/2026 - 21:27L'afflux de migrants à Ceuta s'est transformé en crise diplomatique intra-européenne
Les migrants arrivés par dizaines de milliers à Ceuta en cette fin de semaine ont largement repris le chemin du Maroc selon les autorités espagnoles, ce qui dessine une issue à la partie la plus urgente de la crise migratoire. Il reste qu’elle s’est largement transformée en crise diplomatique intra-européenne avec un certain retard à l’allumage des dirigeants des institutions de l’UE.
31/07/2026 - 19:41L'Italie annonce suspendre l'ouverture de l'espace Schengen à l'Espagne
L'Italie a temporairement fermé l'espace Schengen à l'Espagne, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qualifiant cette mesure d'«inévitable».
«La suspension temporaire de Schengen avec l'Espagne est une décision nécessaire pour protéger la sécurité de nos citoyens et défendre les frontières de l'Europe. C'est une mesure prévue par les traités et qui est devenue aujourd'hui inévitable», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
31/07/2026 - 19:39La France multiplie par cinq le nombre de policiers et gendarmes en renfort à la frontière franco-espagnole
Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé vendredi la multiplication par cinq d'ici samedi du nombre de policiers et gendarmes déployés en renfort à la frontière franco-espagnole, portant leur nombre total à 334, après l'afflux de migrants ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc.
«Dès ce vendredi, en plus des moyens déjà déployés quotidiennement, les renforts sont triplés, avec 184 policiers mobilisés avec une surveillance par drone renforcée, a écrit sur X le ministre. Dès demain (samedi), ils seront quintuplés, portant le dispositif à 334 policiers et gendarmes en plus des effectifs habituellement mobilisés», détaille-t-il.
«Les moyens de surveillance aérienne seront également renforcés avec l'engagement de trois avions de la Police aux frontières. Par ailleurs, les patrouilles dans les trains seront davantage mobilisées sur l'axe ferroviaire franco-espagnol», poursuit-il.
31/07/2026 - 19:31Le président français Emmanuel Macron exprime la «solidarité» de la France avec l'Espagne, confrontée à un afflux exceptionnel de migrants
Le président français Emmanuel Macron a exprimé vendredi 31 juillet la «solidarité» de la France avec l'Espagne, confrontée à un afflux exceptionnel de migrants en provenance du Maroc dans l'enclave espagnole de Ceuta.
«Je redis notre solidarité à l'Espagne, son gouvernement et son peuple», écrit sur X le président français qui dit avoir été en contact avec le dirigeant espagnol Pedro Sanchez.
«Ceuta ne bénéficie pas de la libre circulation vers le reste de l'espace Schengen», rappelle le chef de l'État. Il a toutefois demandé au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez de renforcer les contrôles à la frontière avec l'Espagne si «nécessaire», avec «4 unités de forces mobiles» et le déploiement d'avions et de drones.
31/07/2026 - 18:58Donald Trump estime que la crise de Ceuta ressemble à «une invasion»
Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi 31 juillet que les images de milliers de migrants rejoignant l'enclave espagnole de Ceuta ressemblaient à «une invasion d'un pays», avant d'avertir que la même situation arriverait aux États-Unis si les démocrates reprenaient la majorité.
«Si nous ne sommes pas au pouvoir, notre pays sera envahi à des niveaux qui feront passer ce qui arrive en Espagne pour de la gnognotte», a déclaré le président américain en Conseil des ministres à la résidence présidentielle de Camp David.
31/07/2026 - 18:43Pourquoi la crise de Ceuta devient une crise européenne?
De nombreux pays européens ont réagi à la crise migratoire. Certains, majoritairement dirigés par l'extrême droite, ont exigé que l'Espagne soit exclue de l'espace Schengen, d'autres ont exprimé leur soutien. Tour d'horizon.
- Exclure l'Espagne de l'espace Schengen: La Première ministre italienne Giorgia Meloni a ouvert le bal en appelant à fermer l'espace Schengen à l'Espagne. La proposition est soutenue par la Finlande et le Danemark. La mesure est toutefois impossible à mettre en œuvre, en fonction des textes européens.
- Critiques: En Allemagne, le Premier ministre Friedrich Merz a demandé à l'Espagne «de ne pas laisser les migrants en situation irrégulière accéder au continent européen», et au Maroc de reprendre «immédiatement les migrants en situation irrégulière». À Prague, le Premier ministre tchèque Andrej Babis a critiqué la position de Madrid: «L'histoire se répète. En 2015, Angela Merkel a invité les migrants en situation irrégulière à venir en Allemagne pour des raisons politiques, afin de battre les libéraux et les Verts. (...) Le gouvernement espagnol fait aujourd'hui exactement la même chose"», a dit le milliardaire nationaliste allié à des partis d'extrême droite.
- Soutien: La France et le Royaume-Uni se sont dits prêts à aider l'Espagne. Paris a annoncé «renforcer sans attendre les contrôles à la frontière espagnole».
Malgré les critiques, émises avant tout par l'extrême droite et la droite, l'Union européenne a affirmé d'avoir relevé aucun flux de migrants «vers le continent européen»
31/07/2026 - 18:33Plus de 48 000 migrants sont déjà rentrés au Maroc, affirme l'Espagne
Plus de 48 000 migrants sont retournés au Maroc depuis l'enclave espagnole de Ceuta, où environ 60 000 personnes ont afflué ces derniers jours, a annoncé vendredi soir le ministère espagnol de l'Intérieur à Madrid.
«Départs depuis Ceuta vers le Maroc au 31 juillet, jusqu'à 18h (16h TU) : plus de 48 300», a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un message envoyé à l'AFP.
31/07/2026 - 18:05Pedro Sánchez dit aux dirigeants européens que « ce n'est pas le moment de se diviser »
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a demandé vendredi aux dirigeants européens de « ne pas se diviser », en réponse aux vives critiques de certains, dont la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni.
« Ce n'est pas le moment de se diviser. C'est le moment de continuer à construire une Union européenne forte et unie », a-t-il réclamé sur le réseau social X.
31/07/2026 - 17:33Washington accuse l’Espagne d’«efforts délibérés» favorisant l'immigration clandestine
Les États-Unis ont accusé l'Espagne vendredi de mener des « efforts délibérés » ayant favorisé l'immigration clandestine, après l'afflux massif de 50 000 migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta, située sur la côte nord du Maroc.
« Cet incident inacceptable est la conséquence directe des efforts délibérés du gouvernement espagnol visant à permettre et à faciliter l'immigration clandestine massive vers l'Europe », a déclaré le département d'État américain sur les réseaux sociaux.
31/07/2026 - 16:41Plus de 37 500 migrants déjà rentrés au Maroc, selon le gouvernement espagnol
Plus de 37 500 migrants sont retournés au Maroc depuis l'enclave espagnole de Ceuta, où environ 50 000 personnes avaient afflué en quelques jours, a annoncé vendredi le ministère espagnol de l'Intérieur.
«Départs de Ceuta vers le Maroc au 31 juillet, jusqu'à 15h30 (13h30 TU) : plus de 37 500», a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un message envoyé à l'AFP.
31/07/2026 - 16:35De nombreux migrants rentrent au Maroc d'eux-mêmes en raison du chaos à Ceuta
Signe du chaos à Ceuta, des hommes retraversaient vendredi matin la frontière en sens inverse pour rentrer au Maroc : «il y a trop de monde ici, tout est plein» a expliqué l'un d'eux à des journalistes sur place. «Maroc?», demandent-ils en espagnol aux militaires en pointant la porte du poste frontière, avant de la traverser à pied.
Le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé que 25 000 migrants avaient déjà quitté l'enclave à la mi-journée.
Les 60 000 migrants représentent 70% de la population de Ceuta: «Impossible d'absorber cette pression», explique le président du gouvernement local
Le président du gouvernement local de Ceuta a déclaré qu'«environ 60 000 personnes sont entrées» à Ceuta. «Cela représente 70% de la population de Ceuta. C'est comme si, en 24 heures, 34 millions de personnes entraient sur le territoire espagnol. Évidemment, c'est impossible d'absorber cette pression», s'est alarmé Juan Jesus Vivas Lara lors d'une conférence de presse vendredi.
31/07/2026 - 16:09L'UE ne constate pas de flux de migrants «vers le continent européen»
Bruxelles a affirmé vendredi n'avoir relevé aucun flux migratoire entre Ceuta, l'enclave espagnole située en Afrique du Nord, et le continent européen.
«Il n'y a pas aujourd'hui de mouvements vers le continent européen"», a indiqué un haut responsable européen s'exprimant sous couvert d'anonymat.
31/07/2026 - 15:37Droite et extrême droite françaises accusent Madrid d’avoir «encouragé» la vague de migrants à Ceuta
En France, l’arrivée soudaine de dizaines de milliers de migrants à Ceuta déclenche une salve de réactions : la droite et l’extrême droite se saisissent immédiatement de l’événement, en pleine pré‑campagne présidentielle. Emmanuel Macron a demandé à Laurent Nuñez de « renforcer les contrôles à la frontière avec l’Espagne », le ministre annonçant l’activation de la Force frontière d’intervention rapide.
À l’extrême droite, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle, fustige des « entrées massives et coordonnées (…) encouragées par le gouvernement espagnol ». À ses yeux, c’est « une folie », et elle exhorte la France à « sans délai renforcer les contrôles à ses frontières ». Jordan Bardella, président du RN, demande pour sa part « la réunion en urgence du Parlement européen en session plénière extraordinaire (…) face à la gravité de la situation ». Il accuse le gouvernement socialiste espagnol de « complicité passive » face à « une véritable invasion migratoire coordonnée du territoire européen ».
À droite, Bruno Retailleau, candidat de LR à la présidentielle, pointe lui aussi avec virulence la responsabilité de l’exécutif espagnol : « L’Espagne aujourd’hui, l’Europe demain, paient le prix de la politique irresponsable du gouvernement socialiste espagnol. On ne peut plus laisser un pays de l’UE fragiliser toute l’Europe. »
Plus virulent encore, Éric Zemmour, président du parti Reconquête, dénonce « une invasion à Ceuta » et appelle à la « remigration ».
31/07/2026 - 15:22Le chef du gouvernement espagnol estime que la crise migratoire en cours à Ceuta résulte d’une interprétation malhonnête de « mafias de trafiquants d’être humains ».
Vendredi 31 juillet, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié l’arrivée massive de quelque 40 000 migrants dans l’enclave de Ceuta depuis le Maroc d’« attaque », et de « violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Selon lui, des réseaux de passeurs mafieux ont sciemment exploité une décision de la justice espagnole sur la reconduite des migrants arrivés par la mer. Cette lecture « intéressée » se serait répandue comme une traînée de poudre et aurait conduit à cette avalanche d’entrées dans l’enclave.
Pour y remédier, Pedro Sánchez annonce le déploiement de bouées entre Ceuta et le territoire marocain. « Nous avons demandé à l’entreprise publique Sasemar, en collaboration également avec la Marine et, bien sûr, avec la Garde civile, de déployer des bouées sur la digue, pour se conformer à l’arrêt de la Cour suprême et créer au moins une barrière de confinement, une barrière physique, ne serait-ce que visuelle. Afin que, d’un point de vue administratif, le rapatriement à la frontière puisse être facilité, se conformant ainsi à l’arrêt de la Cour suprême. »
Le chef du gouvernement annonce également une simplification des démarches pour accélérer les retours vers le Maroc des migrants en situation irrégulière. Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, 25 000 personnes auraient déjà quitté l’enclave dans la matinée, les départs depuis Ceuta se faisant à un rythme de 150 personnes par minute, d’après un message transmis à l’Agence France-Presse.
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