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Géopolitique franceinfo · 27 juil. 2026 16:48

Ce que l'on sait de l'attaque à la voiture-bélier et à l'arme blanche pendant la Marche des fiertés de Berlin

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Fermer la fenêtre d’activation des notifications franceinfo activer Ce que l'on sait de l'attaque à la voiture-bélier et à l'arme blanche pendant la Marche des fiertés de Berlin

Au moins une personne est morte et 29 autres ont été blessées samedi après qu'un véhicule a percuté la foule participant à la fête. Le suspect a été tué dimanche lors d'une intervention policière.

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précédent suivant commenter partager Article rédigé par franceinfo avec AFP France Télévisions Publié le 27/07/2026 15:39 Mis à jour le 27/07/2026 16:48 Temps de lecture : 5min
La célèbre porte de Brandebourg s'illumine aux couleurs de l'arc-en-ciel, avec des bougies allumées à ses pieds, le soir du 26 juillet 2026 à Berlin, après l'attaque à la voiture-bélier survenue la veille au soir. (LOUISE DALMASSO / AFP)
La célèbre porte de Brandebourg s'illumine aux couleurs de l'arc-en-ciel, avec des bougies allumées à ses pieds, le soir du 26 juillet 2026 à Berlin, après l'attaque à la voiture-bélier survenue la veille au soir. (LOUISE DALMASSO / AFP)

La communauté LGBTQIA+ prise pour cible. Une attaque à la voiture-bélier et à l'arme blanche a eu lieu en marge de la Marche des fiertés de Berlin, samedi 25 juillet, aux abords du parc Tiergarten, au cœur de la capitale allemande. Au lendemain de l'attaque, le ministre de l'Intérieur allemand, Alexander Dobrindt, a annoncé un bilan d'un mort et d'une trentaine de blessés. Un homme âgé de 21 ans, suspect de cette attaque, a été tué lors d'une opération de police dans un arrondissement de l'ouest de Berlin, ont annoncé les forces de l'ordre dimanche. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cette attaque.

Une attaque à la voiture-bélier et à l'arme blanche

Après avoir réuni des centaines de milliers de personnes dans les rues de Berlin, selon France 2, la Marche des fiertés s'achevait par un concert porte de Brandebourg, samedi, lorsque, vers 22 heures, la fête a brusquement basculé. "Malheureusement, nous sommes obligés de mettre fin à la représentation de façon anticipée en raison d'une situation difficile", alerte l'un des organisateurs de l'événement devant la foule. Au même moment, des messages d'évacuation retentissent dans les haut-parleurs : "Restez calmes, quittez les manifestations, mais évitez le parc."

La camionnette blanche ayant foncé dans la foule lors de la Marche des fiertés de Berlin, en Allemagne, le 26 juillet 2026. (VOLODYMYR SINDIEIEV / ANADOLU / AFP)

A quelques centaines de mètres de là, dans le parc Tiergarten, près de la Lennéstraße selon le quotidien Tagesspiegel, une camionnette blanche a percuté plusieurs personnes sur son parcours. Ce véhicule immatriculé à Berlin a fini sa course dans un arbre et a été fortement endommagé par le choc. Le suspect a ensuite pris la fuite et s'est précipité "sur d'autres passants, armé d'une arme blanche (...), vraisemblablement une machette, et les a également grièvement blessés", a décrit Alexander Dobrindt, ministre de l'Intérieur allemand. Il a qualifié cette attaque d'"attentat terroriste islamiste".

Un bilan d'un mort et 29 blessés

Lors d'un premier bilan établi samedi, Dominik Pretz, porte-parole des pompiers de Berlin, faisait état d'un mort et de 16 blessés, dont trois qui étaient dans un état grave. La victime est une ressortissante polonaise, a confirmé le ministère des Affaires étrangères polonais. "Nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de la défunte", a affirmé le porte-parole du ministère, Maciej Wewior, sur son compte X.

Dominik Pretz avait aussi précisé qu'une trentaine de témoins de la scène, choqués par ce qu'ils avaient vécu, avaient été pris en charge sur place. Au lendemain de l'attaque, le ministre de l'Intérieur a dressé un nouveau bilan faisant état d'un mort et de 29 blessés. Les trois blessés en état d'urgence absolue ne semblent plus être "en danger de mort", a annoncé le chancelier allemand, Friedrich Merz, lors d'un office religieux à l'église Sainte-Marie de Berlin, dimanche.

Un suspect condamné pour avoir tenté de rejoindre l'El

Le suspect de l'attaque a été tué dimanche soir par la police, selon les autorités. Il a été appréhendé dans un jardin ouvrier de Spandau, un quartier de l'ouest de la capitale allemande. "Selon les informations dont nous disposons à ce stade, [le suspect] aurait couru en direction de nos forces d'intervention muni d'une arme blanche", a précisé la police de Berlin sur X. Les membres de l'unité spéciale "SEK-Berlin ont alors fait usage de leurs armes à feu". Malgré l'intervention des pompiers, "l'homme est décédé sur les lieux", selon la police. L'individu, dont le ministre de l'Intérieur a dévoilé le nom, Abdul Ballout, était un "citoyen allemand d'origine libanaise" de 21 ans.

Son casier judiciaire fait état de sa "radicalisation et son appartenance au milieu islamiste", a ajouté Alexander Dobrindt. Le parquet a retracé, dans un communiqué, son parcours judiciaire : il a été condamné en mai 2026 pour avoir tenté de rejoindre l'Etat islamique en Syrie via le Liban, où il a été arrêté, puis condamné et renvoyé en Allemagne. Condamné à une peine privative de liberté, Abdul Ballout n'avait pas été incarcéré, car le parquet avait pris en compte ses six mois de détention provisoire en Allemagne et ses trois mois de prison au Liban. Depuis la révélation de ce parcours, dimanche, les critiques à l'égard de manquements judiciaires pleuvent de tous les côtés.

Des réactions en chaîne

Des responsables politiques allemands et étrangers ont été prompts à réagir. Le maire de Berlin, Kai Wegner, a condamné une attaque "brutale" contre "le rassemblement d'un Berlin tolérant et pacifique". Le chancelier Friedrich Merz a déclaré dimanche que le ministre de l'Intérieur, Alexander Dobrindt, et lui-même étaient tenus informés de l'avancée de l'enquête et s'est engagé à traduire en justice les responsables de cet "acte abominable". "Il est encore trop tôt pour répondre à la question de savoir quelles conséquences politiques nous tirons de cet attentat brutal. Mais une chose est sûre : nous ne devons pas nous contenter de simples déclarations", a admis lundi le chancelier Friedrich Merz. Sur son site, Kristin Brinker, la tête de liste du parti d'extrême droite AfD à Berlin, a appelé "à mettre immédiatement un terme à la politique de complaisance menée jusqu'à présent envers les islamistes enclins à la violence". Le président de la République fédérale d'Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, s'est dit "bouleversé et indigné" par cette attaque contre "notre société ouverte".

Outre-Rhin, Emmanuel Macron a exprimé dimanche, sur X, son "émotion" et sa solidarité après une "attaque odieuse". "Face à la haine et à la violence, notre réponse sera toujours l'unité, la liberté et la fermeté", a-t-il poursuivi. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a partagé son bouleversement. "Mes pensées vont d'abord aux victimes, à leurs proches, aux personnes blessées et à toute la communauté LGBTQIA+", a-t-il déclaré sur X dimanche en soulignant que la ville de Paris était aux côtés des personnes queers. Du côté européen, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ses condoléances aux victimes. "Chaque personne doit pouvoir vivre, aimer et défendre ses droits sans crainte. La haine et la violence n'ont pas leur place dans nos sociétés. Nous nous tenons unis aux côtés de la communauté LGBTQIA+", a-t-elle écrit sur ses réseaux sociaux.

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